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Mode et Spaghetti

Comme je ne suis pas très bavarde ces derniers temps, voici aujourd’hui simplement quelques images qui m’ont plues, sorties pour la plupart du magazine italien Velvet (novembre 2010) que je feuilletais ce matin. Ce qui m’a tout d’abord plu c’est le travail de l’illustratrice Paula Castro (ci-dessous, illustration “les pâtes” trouvée dans le magazine Velvet n°48 et “les glaces” trouvée sur le web). J’adore les illustrations culinaires. Je suis toujours admirative de ceux qui arrivent à rendre d’un coup de crayon toute la fraicheur et la fragile beauté de ces produits éphémères. Ensuite, j’ai été agréablement surprise par les photos de champignons et de plats, très natures, comme sortis de terre… Pour remettre les choses dans leur contexte, il faut préciser que Velvet est un magazine de mode,  grand format, papier glacé, avec beaucoup de photos…un magazine ultra-fashion! Je ne m’attendais donc pas à trouver des champignons entre deux pages modes. De quoi affirmer que oui, la culture culinaire est incroyablement tendance !   ——————————————————————————————- As I havn’t been really talkative lately, today I decided …

Halloween : in ou vraiment out ?

Oui, c’est fini, c’est bien fini ! Halloween est une fête morte et enterrée ! Mais, mon penchant pour : 1. les fêtes où il est question de se mettre à table 2. les fêtes où l’overdose de chocolat et bonbons est autorisée 3. la fête, juste la fête 4. ne pas se prendre au sérieux, porter un costume même si oui, c’est ridicule ! Tout ça fait que je suis toujours un peu déçue du manque d’enthousiasme autour de la toussaint, et du fait qu’Halloween n’ait jamais vraiment marché en France. Bien sûr tout le côté commercial n’est pas ce qui m’intéresse. Ce que j’aime, c’est l’idée de se jouer de notre peur de la mort et du lugubre, en mêlant ça à quelque chose de joviale et conviviale, en créant des costumes, et surtout des gâteaux, des soupes, des plats étranges… Voilà, ce que j’aime à Halloween c’est le fait de faire la cuisine, de s’amuser à créer des choses affreuses ou étonnantes ; j’aime aller choisir la plus belle citrouille que l’on …

Pour les artistes assoiffés Desperados ouvre un atelier

L’art et l’alcool. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais les publicités sur les boissons alcoolisées rivalisent de créativité artistique. Parce que l’alcool est un sujet sensible et que le promouvoir l’est encore plus, l’art permet d’élever le discours. D’autre part, la démarche artistique en publicité est intéressante parce que l’art touche le consommateur, marque les esprits bien plus qu’un simple rabâchage. Ainsi, ces derniers temps, les industriels ont noué de nombreux partenariats avec des artistes. C’est le cas, par exemple, de la marque Ballantine’s : Sachant que l’art touche les consommateurs, Desperados a imaginé mettre à contribution les talents artistiques des internautes sur un site permettant la création d’étiquettes Desperados. Sur ce site, un atelier de création vous permet d’imaginer une nouvelle bouteille, puis de l’afficher dans la galerie image pour qu’elle soit soumise aux votes. Ces votes peuvent amener l’heureux élu à voir sa bouteille éditée pour de vrai ! Bien sûr, j’ai fait la mienne … Et évidemment la promo n’est pas loin, avec des offres de réduction et la …

E.Kayser et Mauboussin : un peu de merveilleux dans du pain

Pour l’ouverture d’une nouvelle boulangerie à Paris au 33 rue Danièle Casanova (75001), la maison Kayser fait un pas de plus vers le luxe en s’associant avec le bijoutier Mauboussin et le magazine Stiletto. De ce partenariat née une opération marketing séduisante : du 5 au 10 juillet la bague “Gueule d’Amour” en or blanc pavée de diamants et sertie d’une rose de France de 7 carats se cachera dans un des pains tout spécialement créés à cette occasion et baptisés “Stiletto”. Ce pain de luxe ne sera remis au gagnant qu’après tirage au sort. Ne cherchez donc pas à tenter votre chance en achetant le pain Stiletto (800g=5€), mais plutôt en remplissant un bulletin de participation dans la boulangerie en question. C’est donc moins drôle, moins “Willy Wonka” mais toujours très “Peau d’Ane” tout de même… Le jeu qui aura lieu durant la semaine des défilés Haute Couture Automne-Hivers 2010-11, célébrera aussi le bicentenaire de la Colonne Vendôme. Luxe, mode et compétition serait alors une recette qui marche ? Et pour les perdants, séchez …

De la Rue à l’Assiette

Une envie d’ailleurs ? Jean-François Mallet, qui est passé de l’univers de la cuisine à celui de la photographie, vous offre un tour du monde des meilleurs plats à emporter. Loin des clichés junk food, il démontre au contraire la richesse culturelle que l’on retrouve dans ce qui se mange sur le pouce, de ces merveilles que l’on trouve au coin d’une rue. Tout ce que l’on voit dans ce livre, qui regroupe 500 photographies s’étalant sur 10 ans de travail, a été gouté par Jean-François Mallet pour qui le beau et le bon vont de pair. Petit aperçu…

Toute la Magie – Marketing – de Noël à la Grande Epicerie

Petit tour à la Grande Épicerie de Paris, juste avant Noël, pour y trouver des produits originaux pour les fêtes ! Des boules de Noël fantaisies, des chocolats de toutes sortes, des coffrets aussi beaux qu’ils ont l’air bons…et un porte-monnaie troué en arrivant à la caisse ! Après un bel effort de selfcontrol, je ne suis donc pas repartie les mains vides… Mais surtout j’y ai découvert le catalogue spécial Noël. Très travaillé, ce catalogue reprend certains codes du calendrier de l’avent : petites fenêtres, jolies images. Si la version numérique est disponible sur le site web, la version papier n’a rien à voir. Car, une fois dans les mains, on a envie de la toucher, de décoller les autocollants, de changer le fond mobile de la 1ere de couverture… Bref, c’est une jolie réalisation, qui colle bien au thème. Les illustrations sont signées Kerascoët. C’est frais, enfantin, féérique. Autant de légèreté et de douceur pour accompagner la démarche marketing du livret-catalogue.  Les photos, quant à elles, sont signées L’Atelier Mai98, un collectif  notamment …

Le Salon du Chocolat 2009 : Le Défilé Tendances Chocolat

Si le salon du chocolat à Paris permet aux artisants du monde entier de présenter leurs créations chocolatées, ce que nous attendons chaque année tous/tes avec impatience c’est le fameux défilé de robes en chocolat ! Et alors que la fashion week vient juste de se terminer, ce “Défilé Tendances Chocolat” se devait d’être à la hauteur ! Revenons donc sur le point fort du salon, devenu presque l’emblème de celui-ci, comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessus. Pour sa 15e année, le salon a mis en scène un défilé éphémère dont le thème  étaitcelui de “l’opéra féérique”, invitant les arts lyriques et musicaux à célébrer le luxe et la volupté qu’évoque le cacao, tout cela au profit d’une bonne cause, puisque le salon permet à la Fédération “La Voix de l’Enfant” (représentée entre autre par Carole Bouquet et Mathieu Johann) regroupant 50 associations caritatives, de collecter des fonds et de réunir plusieurs tonnes de chocolat pour les enfants malades et défavorisés. Mode et chocolat n’ont fait qu’un, avec de grands noms de …

Style, Mode et Sucreries

De la création encore de la création en pâtisserie… ou bien est-ce plutôt en mode…je ne sais plus ! Les mises en scène de cupcakes inventées par la photographe Therese Aldgard et la styliste Lisa Edsalv font de la pâtisserie un accessoire de mode. Chanel, Christian Louboutin, Louis Vuiton, Agent Provocateur et Betsey Johnson se sont matérialisés en cupcakes choco noir, blanc, au lait, réglisse et cerise griotte… Belles photos, belle collaboration et joli coup de pub pour les marques mais surtout pour ces deux créatrices dont le projet est relayé dans les magazines féminins (Vogue, Glamour…). Je vous invite d’ailleurs à jeter un oeil aux portfolios de Therese Aldgard et  Lisa Edsalv.

Création, Esthètique et Pâtisseries

Je me demande souvent jusqu’où l’esthétique doit aller en cuisine. L’art culinaire ne repose évidemment pas seulement sur ce que l’on voit dans l’assiette, et pourtant l’apparence est tout de même essentielle. En matière de pâtisserie je reste pour ma part assez unanime : oui, l’esthètique joue une part importante dans l’appréciation d’un gateau, d’une tarte, d’un cup cake… Mais jusqu’à quel point ? Certains talentueux pâtissiers arrivent à nous faire saliver avant même d’avoir plongé sa cuillère dans le plat. En contre partie, pour avoir tenté l’expèrience en colorant des crêpes, le fait de déguiser les ingrédients ne plait pas à tout le monde, et peut même influencer sur la perception du gôut (perception puisque le colorant en question n’avait absolument pas altéré le gôut des crêpes). La pâtisserie reste  un excellent terrain de jeu ( de communication aussi ) où les couleurs et les matières se mêlent à volonté pour créer l’illusion. Un petit exemple avec Terry’s Cake Shop qui aime faire de chaque pâtisserie un message, une création.

Rien ne se perd tout se transforme : les photos de Fulvio Bonavia

Après de longues journées/semaines sans connexion aucune, me revoilà enfin sur mon cher blog et je ne reviens pas les mains vides puisque voici aujourd’hui des clichés d’un photographe, découvert un matin en lisant Beaux Arts (daté Mai) : Fulvio Bonavia ! Maître du détournement, il joue avec les matières et les aliments, les sculpte et les déguise en visages, formes et objets. Il s’amuse des métaphores et pastiches en tout genre. Et c’est sa série “Goût du Luxe” que je vous présente ici. Si Fulvio Bonavia a réalisé des photos pour des pubs pour une marque de lessive ou encore pour une célèbre bière, il s’est aussi tourné vers ce qu’il y a habituellement dans nos assiettes pour dresser un parallèle avec ce que nous portons. Comme s’il pointait du doigt nos habitudes de consommation, il me semble que l’on peut voir à travers cette série un renversement des valeurs, accordant aux aliments plus de crédits lorsqu’ils deviennent des objets d’ornement. Des légumes au bout des pieds, l’éphémère se cristallise en de précieux objets. Et lorsque …

Yummy : recycler la junk food

Yummy Magazine n°3 est sorti et est disponible chez Colette. Vendu 30 euros, il s’agit d’un peu moins de 200 pages de food-style indé-décalé. Il n’y en a que 1 000 exemplaires seulement… Ce weekend c’est donc chez Colette que j’irai pour découvrir ce numéro et lire entre ses lignes. En tout cas, la première de couverture a su attirer mon regard et attiser ma curiosité : Ce magazine est dédié à la JUNK FOOD : ces produits ultra-mauvais pour la santé mais super-irrésistibles (à se demander si on mange “junk” parce qu’on aime ça ou juste pour transgresser l’interdit…) Entre réflexion diétético-philosophiques et créations artistiques branchées, je me demande jusqu’où va le magazine –> voir les photos de chewing-gum du n°1, qui m’ont plus dégoutées que faites rêver… et m’ont faites aussi penser à d’autres artistes qui ont réussis le pari de lier le répugnant au captivant comme Jason Kronenwald et ses Gum Blondes : C’est en tout cas avec humour et ironie que les pages de Yummy abordent la société de consommation actuelle à la façon …